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Graphique de la semaine – les marchés ne savent plus à quel saint se vouer

Les marchés financiers ont à nouveau piétiné dernièrement face à une intensification des craintes pour la croissance mondiale due, entre autres, à la détérioration des indices des directeurs d’achat (PMI) en Allemagne et en France, ce qui présagerait de difficultés dans le secteur manufacturier, parallèlement à des chiffres décevants dans le monde émergent.

Les marchés financiers ont à nouveau piétiné dernièrement face à une intensification des craintes pour la croissance mondiale due, entre autres, à la détérioration des indices des directeurs d’achat (PMI) en Allemagne et en France, ce qui présagerait de difficultés dans le secteur manufacturier, parallèlement à des chiffres décevants dans le monde émergent.


Graphique 1 : Indices PMI européens

(un indice supérieur à 50 indique une expansion, les données concernent généralement l’indice composite, sauf pour le dernier mois, où c’est celui du secteur manufacturier).

Graphique de la semaine – les marchés ne savent plus à quel saint se vouer

Source : Markit, BNP Paribas Asset Management, données au 24 mars 2019

Après un rebond en début d’année, le repli des indices de l’Allemagne (plus grande économie d’Europe) et de la France traduit les difficultés sur le front des exportations et pourrait être le signe d’une mauvaise passe imminente pour la zone euro (même si une récession est peu probable selon nous). Ces perspectives ont provoqué une chute des taux obligataires dans l’anticipation d’un ralentissement de l’économie, même s’il faut reconnaître que les données économiques ont bien résisté, et sont même satisfaisantes aux États-Unis.

Signe potentiel du ralentissement (attendu), la pression sur les taux obligataires de la zone euro est à la fois induite par les prévisions d’inflation et les taux réels ajustés de l’inflation, ce qui n’augure rien de bon pour les perspectives par rapport aux États-Unis, qui pourraient être pires que lors de la débâcle des marchés fin 2018. Quoi qu’il en soit, un repli combiné des taux réels et des prévisions d’inflation est généralement mauvais signe pour les actions.

Concernant les rendements des bons du Trésor américain, leur récent recul s’explique par la baisse des taux réels. À l’inverse, les prévisions d’inflation ont rebondi (parallèlement à la hausse des prix pétroliers). Celles-ci restent un facteur de soutien des actions, à l’instar des propos plus conciliants de la Réserve fédérale américaine, qui a indiqué que l’inflation modérée lui permettait de faire une pause dans son cycle de durcissement monétaire (voire de l’arrêter complètement ou de faire marche arrière).

Graphique 2 : Indice de prévisions

(prévisions positives en % du total)

Graphique de la semaine – les marchés ne savent plus à quel saint se vouer

Source : Bloomberg, BNP Paribas Asset Management, données au 24 mars 2019

Dans l’ensemble, l’évolution en tous sens des indicateurs et signaux du marché risque de laisser les investisseurs pantois. Les prévisions des entreprises à propos de leurs perspectives pour le reste de l’année en cette saison de résultats du premier trimestre pourraient tant chasser les nuages, qu’assombrir ceux déjà présents. Nous espérons que les premiers résultats publiés cette semaine apporteront plus de clarté.


Pour lire plus d'articles de Daniel Morris, cliquez ici > Pour plus de graphiques de la semaine, cliquez ici >

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