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Graphique de la semaine – une question de rapport qualité-prix

Les actions américaines et européennes ont gagné environ 14 % jusqu’à présent en 2019[1], poussées par l’anticipation d’une absence de hausse des principaux taux directeurs par les investisseurs cette année, ce éliminerait un des principaux freins à nouvelle envolée boursière en 2019. 

Les actions américaines et européennes ont gagné environ 14 % jusqu’à présent en 2019[1], poussées par l’anticipation d’une absence de hausse des principaux taux directeurs par les investisseurs cette année, ce éliminerait un des principaux freins à nouvelle envolée boursière en 2019. 


Les valorisations sont-elles également synchrones ou existe-t-il un écart entre les marchés américain et européen qui inciterait les investisseurs à privilégier l’un ou l’autre ?

Sur la base des valorisations relatives par pays et par région (cf. tableau), Wall Street semble onéreux par rapport à l’Europe en termes de cours/bénéfices, avec des valorisations supérieures d’un écart-type à la moyenne historique, tandis qu’elles sont encore plus élevées en termes de cours/valeur comptable et de cours/chiffre d’affaires. Tout est dit ? Pas si vite. Un coup d'œil au ratio PEG montre que les prévisions de croissance des résultats sont supérieures aux États-Unis, ce qui justifierait leurs valorisations supérieures.

Encadré 1 : Les ratios cours/bénéfices de la plupart des marchés sont dans la moyenne, mais ceux des États-Unis semblent plus élevés qu’en Europe

Graphique de la semaine – Une question de rapport qualité-prix

Données au 31 mars 2019. Remarque : P = Cours, E = Bénéfices (12 prochains mois), B = valeur comptable, S = chiffre d’affaires, EV/S = valeur de l’entreprise-chiffre d’affaires, CE = recettes de trésorerie, PEG = PE-croissance du BPA, DY = rendement du dividende, ROIC = rendement du capital investi. Le ratio PB (cours/valeur comptable)se base sur les indices IMI à partir de 1974, sauf dans les ME, où c’est à partir de 1995. *ratio PE (cours/bénéfices) pour le Japon depuis 2001, mais 1987 pour tous les autres marchés. Tech+ z-score basés sur la médiane et non la moyenne. Les couleurs reflètent le z-score dans une fourchette de +/- 1 et +/- 0,5. Tech+ = Secteur IT + Internet & Direct Marketing Retail. Les valeurs de l’indice généralisé américain ne sont pas calculées au même moment que celles des secteurs Tech+ et ex-Tech+, et ne représenteront donc pas la moyenne des deux sous-indices. Source : IBES, MSCI, FactSet, BNP Paribas Asset Management

Après avoir parlé du passé, évoquons l’avenir.

Les indices des directeurs d’achat (PMI) des États-Unis, généralement considérés comme un indicateur avancé des dépenses des entreprises et des plans de recrutement, évoluent dans une fourchette relativement étroite depuis deux ans. Les derniers PMI, qui englobent les secteurs des services et de la manufacture, montrent une légère baisse. Celle-ci pourrait refléter les craintes quant à la conclusion prochaine d’un accord dans le conflit commercial qui oppose les États-Unis à la Chine et leur escalade de représailles tarifaires, qui a écorné au passage les marges des entreprises américaines.

Un autre facteur est l’augmentation des salaires dans un marché du travail plutôt tendu aux États-Unis. Pour l’heure, la saison des résultats n’est pas encore assez avancée pour déterminer à quel point ces facteurs ont affecté les résultats. Toutefois, les prévisions des entreprises sont plus pessimistes qu’à la même période en 2018.

Et en Europe ?

Les indices PMI européens n’ont cessé de dégringoler durant la majeure partie de l’année 2018 avant de se redresser début 2019. Cependant, les derniers chiffres publiés en mars font état d’un nouveau recul dans la plupart des grandes économies. La faiblesse de la demande en Chine et son impact sur les exportations européennes, notamment allemandes, est une préoccupation majeure. Les derniers indices PMI supérieurs aux attentes en Chine signalent toutefois une stabilisation de l’économie. Vu qu’il s’agit d’indicateurs avancés, les investisseurs pourraient anticiper une amélioration imminente des exportations, et donc des perspectives pour l’ensemble de l’Europe.

Cela permettra-t-il de mettre un terme aux craintes d’une « japanisation » de l’Europe, à savoir une période prolongée de déflation et de croissance très modeste du PIB avec une sous-performance des actions – et obligations – européennes face aux actifs du reste du monde ? Nous doutons en effet que ce soit le sort réservé à l’Europe.

[1] Sources : MSCI, J.P. Morgan, Bloomberg, FactSet, BNP Paribas Asset Management. Données au 29 mars 2019


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