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Journée de la Terre 2020 : Un appel mondial pour stimuler l’action climatique

Le 22 avril 2020 marque le 50e anniversaire de la Journée de la Terre, une manifestation mondiale destinée à mettre en avant la protection de l'environnement. Cette date marque aussi les quatre ans de la cérémonie de la signature de l’accord de Paris sur le climat. Cette année, la Journée de la Terre a pour thème l'action climatique.

  • La Journée de la Terre 2020 souligne l’urgente nécessité de prendre des mesures décisives pour atteindre les objectifs de l'accord de Paris compte tenu des défis toujours croissants du changement climatique
  • La pandémie actuelle est un triste rappel du coût de l'empreinte environnementale tentaculaire de l'humanité
  • La transition vers un monde durable présente à la fois des risques et des opportunités pour les investisseurs

La première journée de la Terre a eu lieu le 22 avril 1970 aux États-Unis. C'était une réponse aux préoccupations croissantes concernant les questions environnementales telles que les marées noires, la pollution de l'air et des cours d'eau, et l'impact des pesticides sur la santé humaine. Vingt millions d'Américains -10 % de la population américaine à l'époque - y ont participé, créant ainsi un élan sans précédent pour la législation environnementale. Cet élan s’est soldé par une série de lois sur la qualité de l'air et de l'eau, sur les espèces menacées d'extinction ainsi que la création de l'Agence de protection de l'environnement (EPA) en décembre 1970.

Au cours des années qui ont suivi, l'initiative a continué de croître, devenant mondiale en 1990 avec 200 millions de participants dans plus de 140 pays. Aujourd'hui, plus d'un milliard de personnes participent aux activités de la Journée de la Terre, selon le Réseau de la Journée de la Terre.

Pandémie COVID-19 : Un sinistre rappel et un signal d'alarme pour l'action environnementale

Alors que l'année 2020 devait atteindre de nouveaux sommets en termes de mobilisation, la crise COVID-19 a transformé la Journée de la Terre de 2020 en 24 heures de mobilisation numérique mondiale et d'éducation sur les questions environnementales.

La pandémie nous rappelle l’urgence de répondre aux questions environnementales, car notre empreinte croissante nous rapproche de plus en plus des animaux sauvages, ce qui nous rend plus vulnérables aux maladies infectieuses.  En effet, pas moins des trois quarts des maladies infectieuses nouvelles et émergentes proviennent d'animaux, ce qui rend les épidémies de plus fréquentes.

La première Journée de la Terre a renforcé la sensibilisation et la législation en matière d'environnement. Aujourd'hui, les défis sont plus ardus que jamais et appellent à une action sans précédent.

Depuis 1970, la population mondiale a plus que doublé pour atteindre 7,8 milliards de personnes, exerçant une pression croissante sur les systèmes environnementaux. En moyenne aujourd'hui, chaque personne produit 21 % de plus de CO2, utilise 47 % de carburant en plus et consomme 65 % de viande en plus par rapport à 1970. La production de plastique par habitant a augmenté de 447 % pour atteindre le chiffre ahurissant de 4,9 tonnes en 2018[1]!

Graphique 1 :

Plus frappant encore, depuis 1970, les émissions annuelles de CO2 ont plus que doublé (voir graphique 1), entraînant un réchauffement de la surface de la Terre de 1° C et une multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes. Au rythme actuel, le GIEC[2] estime que nous dépasserons 1,5° C du réchauffement planétaire entre 2030 et 2052.

Pour relever ces défis, nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre ainsi que restaurer et protéger le capital naturel. Si la mauvaise nouvelle est qu'il n'y a plus de temps à perdre pour agir, la bonne nouvelle est que non seulement des solutions existent mais qu’elles sont également de plus en plus adoptées. Depuis 2000, les capacités d'énergie éolienne et solaire ont respectivement été multipliées par 32 et 400, atteignant un potentiel de production combiné de plus de 1 000 GWh[3].

Pour les investisseurs, cela représente à la fois des risques importants et de nouvelles opportunités d'investissement

Pour les investisseurs, le changement climatique représente un risque important. Dépasser 2° C du réchauffement climatique aurait un impact significatif sur la valeur des investissements dans de nombreux secteurs. Les activités telles que la production et la consommation d'énergie, l'agriculture, les transports, les assurances et l'immobilier sont déjà exposées à une réglementation plus stricte, à des coûts plus élevés, à des dommages physiques et à un changement des préférences des consommateurs.

Afin de protéger la valeur actuelle et future de leurs investissements, les investisseurs doivent identifier et à terme réduire le risque carbone dans leurs portefeuilles. Pour ce faire, ils peuvent orienter leurs investissements vers des fonds d’investissement durables, qui mesurent et intègrent explicitement les risques climatiques et autres risques ESG.

Ces défis représentent également une opportunité croissante d'investir dans des entreprises proposant des solutions innovantes dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, les solutions technologiques liées à l'eau, l'alimentation et l'agriculture durables, la valorisation des déchets et des ressources, et une économie circulaire.

La récente correction des marchés financiers pourrait être l'occasion de (ré) allouer une partie des investissements à ces thèmes de long terme, pour à la fois contribuer à - et de bénéficier de - la transition vers une économie plus durable telle que réclamée par la Journée de la Terre 2020.


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[1] Source : Our World in Data, Geyer et al., 2019. Données entre 1970 et 2018.

[2] GIEC : Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (IPCC en anglais)

[3] Source : Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), 2019


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