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Le blog officiel de BNP Paribas Asset Management

Nos préférences actuelles parmi les classes d’actifs et les risques

Quels actifs à privilégier ?

Le dilemme auquel les investisseurs restent confrontés est le niveau élevé persistant des valorisations de la plupart des classes d'actifs (cf. graphique 1). Selon nous, relativement aux marchés de taux, les marchés d'actions sont plus porteurs. À moyen terme, les progressions des actions devraient rester sous les normales historiques. Pour les portefeuilles en mesure de les intégrer, les marchés émergents représentent la classe d'actifs la plus attractive, tout particulièrement les actions asiatiques et la dette émergente en devise locale. Nous anticipons la poursuite de la croissance de la demande intérieure en Asie et la hausse de la part des services dans l'économie chinoise de nature à alimenter les bénéfices des entreprises. Les rendements de la dette publique émergente pourraient continuer à baisser grâce à des pressions inflationnistes moindres et à la dépréciation du dollar américain.

Quels actifs à privilégier ?

Le dilemme auquel les investisseurs restent confrontés est le niveau élevé persistant des valorisations de la plupart des classes d'actifs (cf. graphique 1). Selon nous, relativement aux marchés de taux, les marchés d'actions sont plus porteurs. À moyen terme, les progressions des actions devraient rester sous les normales historiques. Pour les portefeuilles en mesure de les intégrer, les marchés émergents représentent la classe d'actifs la plus attractive, tout particulièrement les actions asiatiques et la dette émergente en devise locale. Nous anticipons la poursuite de la croissance de la demande intérieure en Asie et la hausse de la part des services dans l'économie chinoise de nature à alimenter les bénéfices des entreprises. Les rendements de la dette publique émergente pourraient continuer à baisser grâce à des pressions inflationnistes moindres et à la dépréciation du dollar américain.

Graphique 1 : Valorisation relative des actions par rapport aux taux d’intérêt (S&P 500 : valorisation relative actions/obligations)

Source : Reuters, Datastream, BNP Paribas Asset Management, données au 06/07/2017

Dans les marchés développés, les actions européennes ont notre faveur.

En valeur absolue, les valorisations ne sont pas basses, mais restent inférieures à celles des actions américaines, alors que les marges sont limitées. La reprise économique européenne a mis du temps à se mettre en place si bien que les perspectives d’expansion sont désormais plus importantes qu’aux Etats-Unis. Le Japon connaît également un rebond économique modéré (les prévisions de PIB pour 2017 sont en hausse, à 1,3 %), mais le marché des grandes capitalisations reste exposé aux fluctuations du yen vis-à-vis du dollar. La faiblesse du dollar américain devrait se traduire par une moindre dépréciation du yen, un élément moteur de la performance des actions.

Les principaux facteurs de risque à prendre en compte dans les prochains mois pour les investisseurs

En dehors de l'Italie dont nous avons parlé, la Chine et les prix du pétrole sont les autres sujets à prendre en considération. La Chine est un sujet de préoccupation constant par le simple fait de la taille et de l'opacité de son économie. Il est rare d'avoir l'impression de comprendre vraiment ce qui s’y passe et lorsque quelque chose va mal, les répercussions peuvent être lourdes (souvenons-nous du premier trimestre 2015). Toutefois, nous n'anticipons pas de difficulté majeure en amont du Congrès national du Parti communiste en novembre et le gouvernement est enclin à faire tout ce qu'il peut pour assurer la stabilité économique et sociale. Ceci étant dit, des fragilités sous-jacentes pourraient refaire surface sans tarder par la suite et le marché pourrait même commencer à les pressentir avant. Les niveaux d'endettement des entreprises, le secteur bancaire et les promoteurs immobiliers sont à même de cristalliser des difficultés spécifiques.

Le thème de la « reflation » qui a animé les marchés financiers depuis novembre 2016 s'explique en partie par la remontée des prix du pétrole. La hausse de l’inflation totale a réduit la pression sur les banques centrales quant au maintien de taux directeurs très bas ou à la poursuite de leurs achats de titres. Si les prix du pétrole refluaient à nouveau, le spectre de la déflation (ou tout au moins de la désinflation) referait surface. Un recul des prix du pétrole est tout à fait possible. Les prix du brut ont été soutenus par l'accord de réduction de la production récemment signé par l'OPEP mais ces accords n'ont souvent pas tenu par le passé. Si celui-là capote, un recul de l'ordre de 15 % à 20 % des cours de l'or noir est envisageable compte tenu du niveau actuel du dollar américain (élément moteur de l'évolution des prix du pétrole). Si les récentes corrélations se maintenaient, nous verrions alors un repli des anticipations inflationnistes, des rendements obligataires, des prix des actions et des indices de confiance, un enchaînement qui ne manquerait pas d’inquiéter les investisseurs.


Achevé de rédiger le 06/07/2017

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