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Quatre découvertes négligées de la finance moderne

L'investissement à long terme n’est ni de l’art, ni de la sorcellerie, mais bien une science à part entière qui repose sur des constats observés et étayés par de nombreuses recherches au fil des ans. Voici quatre concept clés découverts durant le dernier siècle qui, malgré leur efficacité à améliorer la performance corrigée du risque, ne sont pas encore pleinement utilisés par les investisseurs. 

1) La prime des actions

Au 19e siècle, il était communément admis que seuls les produits de taux, les « rentes », étaient des placements, les actions étant considérées comme des produits purement spéculatifs. La reconnaissance des bénéfices non distribués comme source de plus-value à long terme pour les actionnaires, via le versement de dividendes ou la capitalisation a donné naissance au concept de « prime de risque sur les actions » : les actions sont plus risquées que les obligations mais génèrent en moyenne des rendements plus élevés à long terme.

Obligations – quel positionnement au 2e trimestre ?

L'investissement à long terme n’est ni de l’art, ni de la sorcellerie, mais bien une science à part entière qui repose sur des constats observés et étayés par de nombreuses recherches au fil des ans. Voici quatre concept clés découverts durant le dernier siècle qui, malgré leur efficacité à améliorer la performance corrigée du risque, ne sont pas encore pleinement utilisés par les investisseurs. 

1) La prime des actions

Au 19e siècle, il était communément admis que seuls les produits de taux, les « rentes », étaient des placements, les actions étant considérées comme des produits purement spéculatifs. La reconnaissance des bénéfices non distribués comme source de plus-value à long terme pour les actionnaires, via le versement de dividendes ou la capitalisation a donné naissance au concept de « prime de risque sur les actions » : les actions sont plus risquées que les obligations mais génèrent en moyenne des rendements plus élevés à long terme.

Pourtant, de nombreux investisseurs sont encore réticents à investir dans les actions – un phénomène qui pourrait s’expliquer par des habitudes historiques ou des réglementations restrictives.

Les deux premières colonnes du tableau ci-dessous– qui simule les prévisions fondées sur le scénario central de BNPP IP – montrent à quel point ignorer ce principe d’investissement clé peut coûter cher.

Graphique 1 :Simulation de prévisions de différentes allocations d’actifs stratégiques

forward looking expectations

Source : Équipe d’Ingénierie financière de BNP Paribas Asset Management, mars 2016

2) L’effet de diversification

Les bienfaits de la diversification ont été démontrés par le théoricien Harry Markowitz, lauréat du prix Nobel d’économie en 1990 : diversifier ses investissements permet d’améliorer la performance corrigée du risque d’un portefeuille. Cette conclusion est valable pour toutes les classes d’actifs.

Malgré cette vérité scientifique, la « préférence nationale », c’est-à-dire le fait que les investisseurs surpondèrent des actifs de leur pays ou région, prouve que les vieilles habitudes ont la vie dure. La troisième colonne montre l’effet de cette préférence nationale pour l’investisseur européen.

3) L’anomalie de la faible volatilité

Depuis plus de 50 ans, les chercheurs ont remarqué que dans l’univers des actions, les titres à faible volatilité affichaient des meilleurs profils rendement/risque que ceux faiblement volatils. Dit simplement, on ne peut pas prédire les rendements des actions sur la base des données passées mais on peut prédire les risques et donc les réduire pour un même niveau de performance.

Pourtant, malgré l’essor récent des stratégies smart beta, les indices de capitalisation de marché restent la référence pour la grande majorité des actifs. La quatrième colonne du tableau montre dans quelle mesure un investisseur peut réduire le risque et encore améliorer le couple risque-rendement de son portefeuille, en utilisant l’anomalie de faible volatilité sur les actions.

4) La dimension factorielle de la gestion active

Depuis les travaux de Carhart en 1997 sur la régularité de la performance des fonds communs de placement, il est généralement admis que les expositions aux facteurs constituent la principale source de surperformance. Certains facteurs, comme la valeur ou la capitalisation, ont gagné en visibilité grâce à des prix Nobel comme Fama et French, alors que d’autres facteurs ne parviennent toujours pas à faire l’unanimité parmi les chercheurs.

Plus récemment, le factor investing a été étendu au-delà des actions pour intégrer d’autres classes d’actifs, notamment les obligations. Acteur de cette tendance, nous avons lancé une stratégie multi-actif et multi-facteur innovante.

L’allocation des budgets de risque aux facteurs de surperformance avérés a démontré sa capacité à accroître la performance corrigée du risque d’un portefeuille global. La cinquième colonne du tableau indique l’effet d’une telle approche fondée sur les stratégiesTHEAM sur les actions et les produits de taux.

Les nombreux atouts de cette approche sont d’autant plus intéressants actuellement que les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas et qu'ils devraient le rester encore longtemps. Dans ce contexte de primes de risque des actifs très basses, la quête de rendement futur passe aujourd’hui par l’exploration de pistes non conventionnelles. Dans cet esprit, nous sommes convaincus qu’une stratégie axée sur plusieurs classes d’actifs, plusieurs régions et plusieurs facteurs est actuellement la meilleure option.

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