La croissance économique américaine dopée par un regain d’optimisme ?

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Le regain de confiance observé chez les ménages, les producteurs et les constructeurs de logements américains s’est propagé aux dirigeants de petites entreprises. En décembre, l’indice NFIB (National Federation of Independent Business), qui mesure l’optimisme des petites entreprises, a atteint son niveau le plus élevé depuis 2004, avec, pour citer la NFIB, « une hausse stratosphérique de 38 points du nombre de chefs d’entreprise anticipant une amélioration des conditions d’activité ». Le moral des dirigeants de petites entreprises s’était dégradé dans la période précédant l’élection présidentielle et était en berne depuis la crise financière des années 2007-2008. Ce dernier indicateur renforce le sentiment qu’un important redressement de la confiance est intervenu au sein de l’économie américaine au cours des deux derniers mois. Les « esprits animaux » ont été réveillés.

Les résultats préliminaires de l’enquête de l’Université du Michigan ont montré une légère baisse de la confiance des ménages en janvier. Cependant, l’indice reste à un sommet post-récession.

Graphique : un net redressement de la confiance est en cours au sein de l’économie américaine

croissance économique américaine

*L’enquête de l’Université du Michigan **NFIB ***NAHB

Source: Datastream, BNPP IP situation au 16/01/17

Cet optimisme se traduira-t-il par un raffermissement des statistiques économiques ?

Il est difficile de ne pas tenir compte de ce signal fort envoyé par les indicateurs avancés. Le secteur des petites entreprises est un important moteur de l’investissement, de l’emploi et de la croissance aux États-Unis. Cependant, comme nous l’avons mentionné précédemment, nous avons du mal à identifier les facteurs qui pourraient accélérer la croissance dans le cycle économique très mature des États-Unis.

La nette remontée de l’indice NFIB a été davantage tirée par les indicateurs de sentiment que par les indicateurs relatifs aux mesures effectives prises par les dirigeants de petites entreprises pour développer leurs activités. En dépit d’une hausse marquée de la confiance des ménages, les ventes au détail ont été mitigées en décembre. Elles ont enregistré une croissance solide de 0,6 % en glissement mensuel, tandis que leur progression a atteint 6,8 % en rythme trimestriel annualisé au quatrième trimestre. Les ventes de voitures ont même affiché une hausse de 11,6 % en rythme trimestriel annualisé. Cependant, hors automobile, essence et matériaux de construction, les ventes au détail de base, qui reflètent mieux la consommation prise en compte dans le calcul du PIB, ont augmenté de seulement 0,2 % en glissement mensuel en décembre et de 3,6 % en rythme trimestriel annualisé au dernier trimestre. En outre, il s’agit des chiffres en termes nominaux. L’inflation sous-jacente s’établit juste au-dessus de 2 %, ce qui implique que les dépenses ont été plus faibles en termes réels.

Joost van Leenders

Portfolio Manager, Multi Asset Solutions, CFA charterholder

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