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Alimentons un peu le débat…

« Quand on parle de vous, c’est affreux. Mais il y a une chose pire : c’est qu’on n’en parle pas. » - Oscar Wilde

Même si l'équipe, au sein de FFTW, chargé de la formulation de notre stratégie d’investissement aimerait cesser d’en débattre, la situation de la Grèce capte une partie de notre attention. Alexis Tsipras semble prendre Oscar Wilde très au sérieux puisqu’il aimerait que l’on continue de parler de lui et de la Grèce, alors que ce facteur devrait influer très peu sur nos opinions en matière d’investissement. Tout comme dans le cas d’un accident de voiture sur la voie opposée, nous ne parvenons pas à détourner notre regard. Nous savons bien que nous devons garder notre attention fixée sur notre côté de la route et sur la conduite de notre véhicule, mais nous ne pouvons pas nous empêcher de regarder l’épave. Et même si ces événements ont été bien relayés et que personne ne devrait être surpris de voir surgir l’épave, les marchés réagissent. Les inquiétudes concernant la Grèce et les répercussions potentielles d’une sortie  de la Grèce de l’euro (« Grexit ») ont entraîné un élargissement des spreads des obligations périphériques et une baisse des rendements des obligations allemandes à 10 ans. Une réunion spéciale des dirigeants de l’UE a eu lieu lundi 22 juin 2015 ; la Grèce doit rembourser 1,6 milliard d’euros au FMI le 30 juin. D’après Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), l’autorité monétaire dispose de « suffisamment d’instruments » pour faire face à toute contagion, tels que l’achat d’obligations via l’assouplissement quantitatif (QE) et le programme d’opérations monétaires sur titres (OMT). Nous verrons si c’est le cas, et nul doute que nous continuerons de parler des Grecs durant l’été.

Grexit
« Quand on parle de vous, c’est affreux. Mais il y a une chose pire : c’est qu’on n’en parle pas. » - Oscar Wilde

Même si l'équipe, au sein de FFTW, chargé de la formulation de notre stratégie d’investissement aimerait cesser d’en débattre, la situation de la Grèce capte une partie de notre attention. Alexis Tsipras semble prendre Oscar Wilde très au sérieux puisqu’il aimerait que l’on continue de parler de lui et de la Grèce, alors que ce facteur devrait influer très peu sur nos opinions en matière d’investissement. Tout comme dans le cas d’un accident de voiture sur la voie opposée, nous ne parvenons pas à détourner notre regard. Nous savons bien que nous devons garder notre attention fixée sur notre côté de la route et sur la conduite de notre véhicule, mais nous ne pouvons pas nous empêcher de regarder l’épave. Et même si ces événements ont été bien relayés et que personne ne devrait être surpris de voir surgir l’épave, les marchés réagissent. Les inquiétudes concernant la Grèce et les répercussions potentielles d’une sortie  de la Grèce de l’euro (« Grexit ») ont entraîné un élargissement des spreads des obligations périphériques et une baisse des rendements des obligations allemandes à 10 ans. Une réunion spéciale des dirigeants de l’UE a eu lieu lundi 22 juin 2015 ; la Grèce doit rembourser 1,6 milliard d’euros au FMI le 30 juin. D’après Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), l’autorité monétaire dispose de « suffisamment d’instruments » pour faire face à toute contagion, tels que l’achat d’obligations via l’assouplissement quantitatif (QE) et le programme d’opérations monétaires sur titres (OMT). Nous verrons si c’est le cas, et nul doute que nous continuerons de parler des Grecs durant l’été.

Les marchés réagissent à l’impasse sur la Grèce, ce qui se traduit par un regain d’aversion pour le risque. En plus des calendriers d’émissions très chargés sur les segments des obligations d’entreprise, des CMBS et des obligations à haut rendement, les spreads des actifs obligataires à risque se sont élargis. Depuis le début du mois de juin, ces segments ont généré une performance relative négative : -0,38 % pour les obligations d’entreprise, -0,11 % pour les CMBS et -0,46 % pour les obligations à haut rendement.

Aux États-Unis, les statistiques économiques continuent de s’améliorer. Parmi les bonnes nouvelles de la troisième semaine du mois de juin 2015 figurent le meilleur moral des ménages, le recul des premières demandes d’allocation chômage à 267 000, et la hausse des demandes de permis de construire à 1,275 million en rythme annualisé. Ces embellies ont compensé la légère baisse des mises en chantier de logements et des prix à la consommation.

Le Comité monétaire de la Réserve fédérale (FOMC) s’est réuni du 16 au 17 juin 2015. S’il a pris acte de la récente amélioration des perspectives de l’économie américaine après un début d’année sous le signe de la morosité, le ton de son communiqué est demeuré conciliant. Outre la légère révision à la baisse des prévisions économiques, le marché a de nouveau focalisé son attention sur les indications prospectives (« forward guidance ») du graphique en nuage de points (« dot plot »). Les membres du comité prévoyant moins de deux hausses des taux en 2015 sont passés de trois à sept. En outre, le graphique fait état d’un ajustement à la baisse de 25 points de base des projections de taux directeur à fin 2016 et à fin 2017.

Le ton des commentaires de Janet Yellen, présidente du comité, a également été quelque peu accommodant. Celle-ci a de nouveau insisté sur le fait que la politique de la Fed est tributaire des statistiques économiques et que les hausses des taux seraient progressives et ne suivraient pas le « rythme mesuré » du dernier cycle de resserrement des taux, à savoir 17 hausses consécutives de 25 points de base. Le comité reste prudent dans son approche afin de garantir la pérennité de la reprise.

Dans la foulée du communiqué du FOMC, les marchés actions ont progressé et les rendements des obligations américaines à 10 ans ont diminué. Son ton conciliant pourrait laisser présager un report du relèvement des taux de septembre à décembre. Les anticipations du marché concernant la trajectoire du taux directeur restent inférieures à celles de la Fed et pour le moment tout au moins, le FOMC s’en rapproche.

Graphique 1: Nombre de permis de constructions octroyé chaque mois aux États-Unis (pour la période de juin 2008 jusqu'au 19 juin 2015).

US bulding permitsSource : Bloomberg, 19 juin 2015.

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