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Evolution des marchés boursiers en juillet 2017

La hausse des actions mondiales s’est poursuivie en juillet

L’indice MSCI AC World en dollars gagnant 2,7 %, ce qui porte sa hausse depuis le début de l’année à 13,2 %. Les marchés émergents (indice MSCI Emerging en dollars) ont nettement surperformé (+5,5 %) et affichent une progression de 23,7 % en sept mois. Les avancées lors de la réunion de suivi de l’accord de réduction de la production pétrolière ont permis la remontée des prix du baril en juillet (+9,0 % pour le WTI revenu à 50 dollars), ce qui a soutenu plus particulièrement les marchés d’Amérique latine. La bonne tenue des places émergentes a néanmoins été généralisée.

juillet

La hausse des actions mondiales s’est poursuivie en juillet

L’indice MSCI AC World en dollars gagnant 2,7 %, ce qui porte sa hausse depuis le début de l’année à 13,2 %. Les marchés émergents (indice MSCI Emerging en dollars) ont nettement surperformé (+5,5 %) et affichent une progression de 23,7 % en sept mois. Les avancées lors de la réunion de suivi de l’accord de réduction de la production pétrolière ont permis la remontée des prix du baril en juillet (+9,0 % pour le WTI revenu à 50 dollars), ce qui a soutenu plus particulièrement les marchés d’Amérique latine. La bonne tenue des places émergentes a néanmoins été généralisée.

Graphique 1 : surperformances des actions émergentes

juillet

Source : Bloomberg, BNP Paribas Asset Management, données au 30/07/2017

Environnement porteur et faible volatilité

Le mois boursier a été placé sous le signe d’une nouvelle baisse de la volatilité, l’indice VIX de volatilité implicite (calculé sur les options du S&P 500) établissant un nouveau point bas courant juillet à moins de 9,5 %. Dans leur ensemble, les nouvelles économiques sont restées plutôt encourageantes, validant l’hypothèse d’une économie mondiale renouant avec un rythme de croissance de 3,5 % en 2017 et 2018 et les facteurs microéconomiques sont une nouvelle fois apparus comme des soutiens importants des actions avec la publication de résultats d’entreprises favorables.

Graphique 2 : la volatilité a continué à refluer

juillet

Source : Thomson Reuters, BNP Paribas Asset Management, données au 30/07/2017

Les places américaines ignorent la politique

Les places américaines ont nettement surperformé malgré les diverses péripéties de nature politique aux Etats-Unis qui ont animé juillet et laissé une impression de grande confusion. Le Sénat a rejeté, une première fois, un texte visant l’abrogation de l’Obamacare puis, fin juillet, un compromis qui aurait permis une abrogation partielle. Ces échecs successifs commencent à peser sur la popularité du Président qui, dans un contexte tendu, a procédé à plusieurs changements importants au sein de son administration au cours des dernières semaines (le chef de cabinet, le directeur de la communication et son successeur) et a violemment critiqué le ministre de la Justice suite aux nouveaux développements de l’enquête sur une possible ingérence russe dans la campagne électorale américaine.

Les bons résultats publiés par les entreprises au titre du 2e trimestre, même s’ils sont, pour l’instant, moins spectaculaires que ceux du 1er trimestre, ont permis aux investisseurs d’ignorer ces événements. L’indice S&P 500 affiche une progression mensuelle de 1,9 %, le Dow Jones 30 de 2,5 % et le Nasdaq de 3,4 %, soutenu par les résultats du secteur de la technologie qui ont largement dépassé les attentes des analystes financiers sur les chiffres d’affaires comme sur les bénéfices.

Graphique 3 : les actions européennes ont sous-performé en juillet

juillet

Source : Bloomberg, BNP Paribas Asset Management, données au 30/07/2017

Les indices de la zone euro ont pâti de l’appréciation de la devise

Malgré l’inflexion du discours de la BCE par rapport aux propos tenus fin juin par Mario Draghi qui avaient provoqué une appréciation de l’euro, la parité EUR/USD s’est maintenue sur sa tendance haussière en juillet. Elle termine le mois légèrement au-dessus de 1,18, au plus haut depuis début 2015, en hausse de 3,5 % par rapport à fin juin et de 11,9 % depuis le début de l’année.

Le mouvement haussier s’est accentué à partir de la mi-juillet alors que la parité évoluait autour de 1,14 depuis fin juin, un niveau qui constituait le haut de l’intervalle au sein duquel elle se maintenait depuis deux ans. Les intervenants prennent en compte une économie américaine un peu moins dynamique alors que la conjoncture a continué à s’améliorer dans la zone euro. A ce différentiel de croissance favorable à l’euro, s’ajoutent des anticipations sur les futurs changements de politique monétaire. L’actualité de ces dernières semaines a tourné autour d’une éventuelle inflexion de la politique monétaire de la BCE, ce qui a suffi pour déclencher la hausse de l’euro. Par ailleurs, les récentes difficultés de l’administration Trump, et, en particulier, l’incapacité à faire adopter la réforme du système de santé, ont pesé sur le dollar.

Graphique 4 : Nette appréciation de l’euro - EUR/USD

juillet

Source : Bloomberg, BNP Paribas Asset Management, données au 30/07/2017

Malgré une conjoncture économique toujours porteuse et l’assurance apportée par la BCE qu’elle se montrerait « patiente et prudente », l’indice Eurostoxx 50 n’affiche qu’une modeste progression (+0,2 %) à l’issue d’une évolution sans tendance en juillet. Le CAC 40 a reculé de 0,5 % et le Dax allemand de 1,7 %. Les performances sectorielles font la part belle au secteur financier (banques et assurances) sur fond de repentification de la courbe des taux. A fin juillet, les publications de résultats étaient, comme d’habitude, moins nombreuses qu’aux Etats-Unis. La croissance des bénéfices des entreprises européennes est nettement supérieure à celle constatée aux Etats-Unis mais provient essentiellement des secteurs de l’énergie et de la finance.

Au Japon, le début de la saison des résultats s’est révélé favorable, ce qui a permis aux grands indices de rester relativement stables en juillet (-0,5 % pour le Nikkei 225 ; +0,4 % pour le Topix) malgré l’appréciation du yen face au dollar (+1,7 %). La bonne tenue des secteurs traditionnellement affectés par la hausse du yen (transport maritime, biens d’équipement, métallurgie) traduit la confiance des investisseurs quant aux perspectives à l’exportation.

Rendez-vous dans le Wyoming

En juillet, la hausse des marchés actions mondiaux a résisté à tous les éléments qui, en d’autres temps, auraient pu se révéler préjudiciables : mouvements assez marqués sur les devises, crise politique (ou situation délicate sur ce front) dans plusieurs pays émergents (Venezuela, Brésil), perspectives d’inflexion vers des politiques monétaires moins accommodantes aux Etats-Unis et en Europe et difficultés persistantes de l’Administration américaine à mettre en œuvre son programme. Dans le même temps, les rendements des obligations gouvernementales sont restés bas dans l’absolu.

Dans un contexte où la volatilité sur les indices boursiers est très basse et où les actions sont survalorisées, en particulier aux Etats-Unis, des réactions épidermiques peuvent se manifester si un ou plusieurs éléments viennent contrarier Boucles d’Or. Alors que l’évolution des politiques monétaires reste au centre des préoccupations des investisseurs, le prochain grand rendez-vous des banquiers centraux à l’occasion du colloque de Jackson Hole du 24 au 26 août peut s’avérer crucial pour les marchés financiers.

Graphique 5 : S&P 500 - Secteurs - variation mensuelle en juillet 2017 (%)

juillet

Source : Reuters Datastream, BNP Paribas Asset Management, données au 30/07/2017

Graphique 6 : MSCI EMU - Secteurs - variation mensuelle en juillet 2017 (%)

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Source : Reuters Datastream, BNP Paribas Asset Management, données au 30/07/2017


Rédigé le 30/07/2017

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