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Evolution des marchés boursiers en septembre 2017

L’été s’est bien terminé

Les actions mondiales ont connu leur onzième hausse mensuelle consécutive en septembre. L’indice MSCI AC World (en dollars) a gagné 1,8 %, ce qui porte sa progression depuis le début de l’année à 15,4 %. Les actions émergentes ont marqué le pas (-0,6 % pour l’indice MSCI Emerging en dollars) mais leur hausse en neuf mois ressort à 25,5 %.

septembre

L’été s’est bien terminé

Les actions mondiales ont connu leur onzième hausse mensuelle consécutive en septembre. L’indice MSCI AC World (en dollars) a gagné 1,8 %, ce qui porte sa progression depuis le début de l’année à 15,4 %. Les actions émergentes ont marqué le pas (-0,6 % pour l’indice MSCI Emerging en dollars) mais leur hausse en neuf mois ressort à 25,5 %.

Plusieurs facteurs ont soutenu les actions au cours du mois. Tout d’abord, après de nouvelles provocations nord-coréennes (essais nucléaires, tirs de missiles balistiques au-dessus du Japon) et des ripostes américaines (bombardiers envoyés au large des côtes nord-coréennes), les investisseurs ont considéré que la gestion de la crise nord-coréenne par le Conseil de Sécurité de l’ONU était rassurante. Le risque géopolitique est ainsi passé à l’arrière-plan, tout au moins sur les marchés financiers.

Graphique 1 : Onzième mois consécutif de hausse des actions mondiales

septembreSource : Bloomberg, BNP Paribas Asset Management, données au 29/09/2017

La politique et l’économie soutiennent les actions

Un rapprochement du Président Trump et des élus Démocrates du Congrès a permis plusieurs avancées, notamment un accord sur un relèvement du plafond de la dette jusqu’en décembre. Dans ce contexte, les annonces de baisses d’impôts des ménages et des entreprises, présentées comme une réforme fiscale de grande ampleur par l’Administration Trump, sont apparues crédibles aux yeux des investisseurs. Le mécanisme observé juste après l’élection de novembre dernier (hausse des actions, et en particulier des petites capitalisations américaines et tensions sur les taux longs en anticipation d’une croissance plus forte et d’une accélération de l’inflation) semble s’être remis en place.

Les indicateurs économiques sont restés solides, notamment dans la zone euro. Le prix du pétrole est reparti à la hausse (+9,3 % pour le baril de WTI à 51,6 dollars, regagnant largement le terrain perdu en août.

Nette surperformance des actions européennes

Dans le contexte de solides données économiques et d’un discours accommodant de la BCE, l’arrêt de l’appréciation de l’euro face au dollar (-0,5 % par rapport à fin août) a soutenu les actions européennes qui surperforment les autres grandes places avec une hausse de 5,1 % de l’indice Euro Stoxx 50. Les secteurs cycliques ont été recherchés alors que les secteurs sensibles aux taux d’intérêt (télécoms, immobilier, services aux collectivités) ont sous-performé. Les banques ont profité de la remontée des taux longs et de la repentification de la courbe. L’indice allemand Dax a progressé de plus de 6 % malgré des élections législatives décevantes pour le parti d’Angela Merkel qui devra trouver de nouveaux partenaires de coalition.

Graphique 2 : Net rebond au cours de la seconde quinzaine

septembreSource : Bloomberg, BNP Paribas Asset Management, données au 29/09/2017

Aux Etats-Unis, l’indice S&P 500 affiche une hausse de 1,9 % qui lui permet de terminer le mois à un nouveau point haut historique, au-dessus de 2 500 points. Le secteur de l’énergie affiche une nette surperformance en lien avec la remontée des cours du pétrole. Les valeurs financières ont, elles aussi, été particulièrement recherchées du fait de la légère repentification de la courbe des taux. Le secteur des services aux collectivités à, au contraire, pâti de la tension sur les taux longs. Les secteurs cycliques (consommation, technologies de l’information) ont marqué une pause. Les petites capitalisations ont nettement surperformé, avec une hausse de 6,1 % de l’indice Russell 2000.

A Tokyo, après avoir connu une évolution hésitante en début de mois en raison des tensions avec la Corée du Nord, le Nikkei 225 a progressé de 3,6 % par rapport à fin août sous l’effet de la dépréciation du yen (-2,6 % face au dollar). L’annonce d’élections législatives anticipées et de mesures budgétaires à venir a pu accentuer la hausse qui s’est mise en place à partir du 11 septembre. Les secteurs cycliques et ceux exposés à l’exportation ont surperformé.

Le dollar se renforce

Le rebond de la parité EUR/USD depuis fin avril, qui avait déjà montré des signes d’essoufflement en août, commence timidement à être corrigé. La parité a, dans un premier temps, évolué sans direction autour de 1,20, passant ponctuellement au-dessus de ce niveau à l’occasion du Conseil des Gouverneurs de la BCE du 7 septembre malgré un discours plutôt accommodant de Mario Draghi. Le Président de la BCE a indiqué que la récente volatilité du taux de change était considérée comme une « source d’incertitude », une déclaration somme toute modérée. Les positions spéculatives acheteuses d’euros ont baissé mais restent importantes, traduisant un certain attentisme des investisseurs. Par la suite, les déclarations de la Fed indiquant qu’elle entendait poursuivre la hausse de ses taux directeurs ont semblé convaincre les opérateurs, du moins en ce qui concerne une action en décembre prochain. Cette évolution des anticipations a entraîné un renforcement du dollar face à l’euro (+0,5 %) et au yen (+2,2 %).

Graphique 3 : Le dollar se reprend

septembreSource : Bloomberg, BNP Paribas Asset Management, données au 29/09/2017

Le retour de la « Trumpflation » ? Pas seulement

Les performances des différentes classes d’actifs en septembre illustrent le retour du thème de la « Trumpflation », soit l’espoir –ravivé par les déclarations du Président Trump– de baisses d’impôts importantes, qui soutient les actions tout en pesant sur les obligations. Ces évolutions surviennent dans un environnement économique porteur pour les actions, en particulier dans la zone euro. La remontée des prix du pétrole, alors que la réunion à Vienne entre l’OPEP et ses partenaires n’a pas apporté d’éléments nouveaux, peut apparaître comme un signe encourageant supplémentaire.

Le contexte géopolitique inquiète moins les investisseurs parce qu’il semble un peu mieux maîtrisé par les instances internationales. Aux Etats-Unis, des avancées ont pu être enregistrées au Congrès et le Parti républicain devrait avoir à cœur de voter les mesures budgétaires alors que l’électorat a été jusqu’à présent déçu par le manque de réformes. Pour l’instant, les investisseurs ne se sont pas inquiétés outre mesure du résultat des élections allemandes. En cas d’enlisement des discussions pour la formation de la nouvelle coalition cette analyse pourrait évoluer d’autant plus que les investisseurs commenceront à s’intéresser de plus près aux sondages en vue des élections législatives en Italie, qui doivent se tenir au printemps 2018. Les Banques centrales ne veulent pas brusquer les choses mais entendent mener à bien la normalisation de leur politique monétaire. Ce « sevrage » de liquidités, même graduel, peut être délicat alors que les actions paraissent très surévaluées, en particulier aux Etats-Unis, mais l’environnement économique est résolument porteur.

Graphique 4 : S&P - Secteurs - variation mensuelle en septembre 2017 (%)

septembreSource : Reuters Datastream, BNP Paribas Asset Management, données au 29/09/2017

Graphique 5 : MSCI EMU - Secteurs - variation mensuelle en septembre 2017 (%)

septembreSource : Reuters Datastream, BNP Paribas Asset Management, données au 29/09/2017

Rédigé le 29/09/2017

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