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Le graphique de la semaine – le huard (dollar canadien) accuse le coup

Dans son récent discours au City Club de Cleveland, Ohio (le 10 Juillet 2015), et lors de sa présentation semestrielle devant le Congrès américain, la présidente de la Réserve fédérale (Fed), Janet Yellen, a répété que le "décollage" des taux directeurs – aura probablement lieu cette année, tout en soulignant encore une fois que cette décision sera tributaire des données économiques à venir. Selon elle, la situation du marché du travail, l'un des deux piliers de la politique de la Fed, reste préoccupante en raison du niveau élevé du travail à temps partiel et des faibles taux de participation au marché du travail. Une détérioration de ces indicateurs pourrait entraîner un retard dans la hausse des taux, tout comme la faiblesse potentielle du taux d'inflation. Les données publiées dans la semaine se terminant le 17/07/15 n’ont pas apporté beaucoup d’éclaircissements. Les données publiées récemment sur l'inflation, l’autre point clé conditionnant la politique de la Fed, font état de signes de raffermissement - les prix à la production ainsi que les prix à la consommation ont augmenté à un rythme plus soutenu que prévu au mois de juin. Toutefois, le déflateur de base des dépenses de consommation (‘core PCE’) - mesure de l'inflation préférée de la Fed -, progresse actuellement à 1,2 % en rythme annuel, nettement inférieur à l'objectif de long terme de la Fed de 2 % par an. La situation pourrait se compliquer davantage avec la baisse récente des prix des matières premières, en particulier les prix de l'énergie, qui pourrait exercer une pression baissière sur le taux d'inflation durant les prochains mois.

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Dans son récent discours au City Club de Cleveland, Ohio (le 10 Juillet 2015), et lors de sa présentation semestrielle devant le Congrès américain, la présidente de la Réserve fédérale (Fed), Janet Yellen, a répété que le "décollage" des taux directeurs – aura probablement lieu cette année, tout en soulignant encore une fois que cette décision sera tributaire des données économiques à venir. Selon elle, la situation du marché du travail, l'un des deux piliers de la politique de la Fed, reste préoccupante en raison du niveau élevé du travail à temps partiel et des faibles taux de participation au marché du travail. Une détérioration de ces indicateurs pourrait entraîner un retard dans la hausse des taux, tout comme la faiblesse potentielle du taux d'inflation. Les données publiées dans la semaine se terminant le 17/07/15 n’ont pas apporté beaucoup d’éclaircissements. Les données publiées récemment sur l'inflation, l’autre point clé conditionnant la politique de la Fed, font état de signes de raffermissement - les prix à la production ainsi que les prix à la consommation ont augmenté à un rythme plus soutenu que prévu au mois de juin. Toutefois, le déflateur de base des dépenses de consommation (‘core PCE’) - mesure de l'inflation préférée de la Fed -, progresse actuellement à 1,2 % en rythme annuel, nettement inférieur à l'objectif de long terme de la Fed de 2 % par an. La situation pourrait se compliquer davantage avec la baisse récente des prix des matières premières, en particulier les prix de l'énergie, qui pourrait exercer une pression baissière sur le taux d'inflation durant les prochains mois.

La faiblesse des prix des matières premières a déja joué un rôle important dans la politique monétaire de la Banque du Canada. Tout comme aux États-Unis, la croissance économique, mesurée par le produit intérieur brut (PIB), a ralenti au Canada au cours du premier trimestre 2015, après avoir atteint un niveau respectable au quatrième trimestre 2014. Cependant, plusieurs facteurs expliquent que l’économie canadienne est plus vulnérable que celle des États -Unis en ce moment :

(i) l'économie canadienne est plus exposée que l’économie américaine aux risques d’une poursuite de la baisse des prix des matières premières ;

(ii) il y a une sensibilité accrue aux signes de faiblesse de l’économie mondiale, notamment en ce qui concerne la Chine ;

(iii) comme le montre le graphique de la semaine, ci-dessous, le taux du chômage au Canada n'a pas montré des signes d'amélioration au cours des derniers mois.

Tout cela a incité la Banque du Canada à abaisser son principal taux directeur pour la deuxième fois cette année. Le taux cible de financement à un jour a été réduit de 0,25 % pour être fixé à 0,50 %, ce qui a provoqué une baisse du dollar canadien par rapport au dollar US, tandis que les obligations canadiennes ont surclassé les obligations américaines.

Graphique de la semaine : le taux du chômage au Canada (échelle de gauche) et le taux de change entre le dollar américain (USD) et le dollar canadien (CAD) (nombre de CAD pour un USD) (échelle de droite)

GDLS

Source : FFTW, Bloomberg au 17/07/15.

loonie

Asaf Eliason / Shutterstock.com

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