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Les actions asiatiques nous inspirent toujours confiance

Les actions asiatiques ont enregistré deux records d’affilée au premier trimestre, grâce à l’optimisme suscité par la reprise chinoise, à la perspective d’une embellie des relations entre la nouvelle administration américaine et les autorités chinoises et au déploiement des vaccins contre la Covid-19. Zhikai Chen, responsable de la gestion des actions asiatiques, estime que les perspectives d’une grande partie de la région restent positives, même après la récente réévaluation conduite par les analystes financiers.

Quelle a été la réaction des actions asiatiques à la montée en puissance du « reflation trade » ?

Il faut reconnaître que les marchés asiatiques ont connu plusieurs semaines de volatilité accrue après avoir battu deux records de suite dans la première moitié du trimestre et enregistré de solides performances. Après ces records, les investisseurs ont procédé à une réévaluation des valorisations en raison de la remontée des rendements obligataires américains déclenchée par des craintes inflationnistes en cas de surchauffe de l’économie américaine. Ces tendances ont pénalisé les marchés de croissance comme les marchés asiatiques et entraîné une inversion des flux de capitaux.

Toutefois, n’oublions pas que les bénéfices sont demeurés solides. Les taux de croissance sont restés dynamiques non seulement car ils partaient d'un bas niveau mais aussi parce que la croissance des bénéfices des entreprises ne cesse d’augmenter. Selon moi, les perspectives sur les croissances bénéficiaires et les flux de trésorerie sont favorables.

Vous parlez d'une réévaluation des valorisations. Les investisseurs font-ils une différence entre les pays ayant réussi à bien gérer la crise sanitaire et les autres ?

Oui, tout à fait. Nous avons observé une réorientation des flux de capitaux témoignant de cette réévaluation mais aussi du rôle de l’Asie en tant qu’« atelier du monde » dans le secteur manufacturier. Le continent est omniprésent dans les chaînes d’approvisionnement et il est très difficile de s’en affranchir.

Il faut bien entendu établir une distinction géographique puisque les pays du nord de l’Asie se sont bien comportés alors que ceux du sud-est et l’Inde sont restés à la traîne. Les pays du nord ont retrouvé la mobilité qui était la leur avant la pandémie, le secteur de l’hôtellerie-restauration a repris son activité et la reprise est désormais bien installée. Ce sont eux qui vont bénéficier des flux de capitaux.

Nous avons évoqué la volatilité. Voyez-vous d’autres risques majeurs ?

En tant qu’investisseurs, nous devons comprendre le profil des entreprises dans lesquelles nous investissons, connaître leurs perspectives de croissance, être en mesure d’identifier leurs vulnérabilités en cas de nouveau confinement ou encore savoir comme elles se comportent en phase de reprise économique, comme par exemple le tourisme ou les autres secteurs qui ont été dévastés par la récession déclenchée par la pandémie.

Sur le plan macroéconomique, après la remontée récente des rendements obligataires américains, les anticipations en matière de politique monétaire ont évolué, ce qui a modifié les perspectives sur les taux longs. Dans ce contexte, les investisseurs se sont penchés sur les valorisations en se demandant si elles étaient appropriées.

Nous préférons rester prudents et ne pas revenir trop vite sur certains des secteurs les plus pénalisés, même si leurs valorisations ont baissé et malgré l’optimisme croissant à l’égard des perspectives, notamment d’éventuels passeports vaccinaux.

Intéressons-nous d’un peu plus près aux secteurs que vous jugez attractifs

Pour commencer, il faut garder à l’esprit que nous sommes adeptes d'une gestion fondamentale. Les niveaux de prix du marché peuvent sembler encore élevés. Mais d’après ce que nous savons des fondamentaux, comme les lignes d'approvisionnement et le niveau d’exécution des contrats, nous pensons bénéficier d'une bonne visibilité sur le potentiel de croissance des bénéfices et des flux de trésorerie des entreprises. Nous avons donc toute confiance dans nos choix (cf. schéma ci-dessous).

Source: BNP Paribas Asset Management, 2021

Nous apprécions naturellement le secteur de la consommation, qui devrait profiter de la reprise économique et de l’essor du commerce électronique, mais aussi celui de la finance, qui semble prometteur du fait du rebond des bénéfices, de la croissance des prêts et de la stabilisation des marges. Nous pensons que le secteur des technologies de l'information bénéficiera quant à lui de la pénurie mondiale de semi-conducteurs. L’Asie étant devenue le centre manufacturier mondial dans ce domaine, nous pensons que les entreprises capables de fixer leurs prix vont tirer leur épingle du jeu et que d’importants capitaux vont s’y déverser et accroître l’offre.


Écoutez également le podcast avec Zhikai Chen


Les opinions exprimées ici sont celles de l’auteur à la date de publication, sont basées sur les informations disponibles et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Chaque équipe de gestion de portefeuille peut avoir des opinions différentes et prendre des décisions d’investissement différentes pour différents clients. Ce document ne constitue pas un conseil en investissement.

 La valeur des investissements et les revenus qu’ils génèrent peuvent aussi bien diminuer qu’augmenter et il est possible que les investisseurs ne récupèrent pas leur mise de fonds initiale. Les performances passées ne sont pas une indication fiable des performances futures.

 L’investissement dans les marchés émergents, ou dans des secteurs spécialisés ou restreints, est susceptible d’être soumis à une volatilité supérieure à la moyenne en raison d’un degré élevé de concentration, d’une plus grande incertitude parce que moins d’informations sont disponibles, qu’il y a moins de liquidité ou en raison d’une plus grande sensibilité aux changements des conditions du marché (conditions sociales, politiques et économiques).Certains marchés émergents offrent moins de sécurité que la majorité des marchés internationaux développés. C’est pourquoi les services de transactions de portefeuille, de liquidation et de conservation pour le compte de fonds investis dans les marchés émergents peuvent présenter un risque plus important.

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