Comment contribuons-nous à un monde meilleur ?

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Le secteur de la gestion d’actifs traverse une période de changements profonds. Cette transformation se produit à plusieurs niveaux et touche un grand éventail de facteurs, tels que les innovations technologiques, qu’elles soient de rupture ou non, les politiques monétaires non conventionnelles et un cadre réglementaire en constante évolution.

Peu d’entre nous auraient pu prévoir la manière dont la responsabilité fiduciaire des gestionnaires d’actifs envers leurs clients est passée d’une maximisation de la performance, moyennant le respect des contraintes de risque et d’autres directives d’investissement, à une quête du rendement qui tient compte de considérations extra financières.

BNPP AM a été l’un des premiers gestionnaires d’actifs à intégrer le développement durable dans ses pratiques d’investissement. Fidèles à notre statut de pionnier, nous avons été parmi les premiers à lancer des fonds d’investissement socialement responsable (ISR), à adopter les Principes pour l’Investissement Responsable et à prendre la décision majeure de rendre toute notre gamme de fonds durable.

Cet engagement montre à nos clients et à nos collaborateurs que notre leitmotiv « faire la différence dans la vie des gens en ajoutant une dimension durable à leurs investissements et en contribuant, ainsi, à un monde meilleur pour les générations futures » n’est pas une parole creuse et que nous la concrétisons chaque jour. Nous nous sommes engagés à intégrer les principes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans nos quatre processus d’investissement, plaçant le développement durable au cœur de nos préoccupations et de notre travail.

Engagement et dialogue

Comme beaucoup d’autres choses dans notre secteur, le développement durable a sa propre taxinomie, sa propre nomenclature et son lot d’acronymes (parfois déroutants) : PRI (Principes pour l’Investissement Responsable), GRESB (Global Real Estate Sustainability Benchmark), ATNI (Access to Nutrition Index), IIGCC (Institutional Investors Group for Climate Change), TCFD (Task Force on Climate-Related Financial Disclosures), pour n’en citer que quelques-uns.

Derrière cette pléthore de termes, les concepts essentiels sont simples. L’engagement est le levier par lequel nous nous efforçons de rendre le monde meilleur. Le terme « engagement » fait référence au dialogue que nous établissons avec les entreprises et les institutions sur les enjeux durables dans le but d’améliorer la prise de conscience et les comportements. Cet engagement peut être individuel – effectué par nos analystes, les membres du Sustainability Centre ou les deux – ou collectif, c’est-à-dire en collaboration avec d’autres investisseurs et organisations.

L’engagement collectif peut se révéler très efficace pour orienter le comportement des entreprises. En effet, le thème du développement durable regroupe beaucoup de points communs entre les investisseurs lesquels partagent généralement les principes et les meilleures pratiques en la matière. Unir les forces permet d’être plus efficace, de gagner du temps et d’augmenter la pression. Dans certains cas, nous avons combiné les approches individuelles et collectives avec succès.

Le dialogue évolue

Au fil des ans, notre Sustainability Centre a remarqué que les axes de dialogue ont changé. Il y a à peine quelques années, nos équipes rencontraient généralement les responsables RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises), une fonction qui faisait partie du département communication de l’entreprise. À présent que les investissements durables sont devenus la règle, le point de contact s’est déplacé dans l’organigramme.

La majorité de nos réunions se font avec un membre du comité exécutif de l’entreprise, parfois avec le CEO (Chief Executive Officer) en personne. Le même phénomène s’observe parmi les gestionnaires d’actifs : ce sont les CIO (Chief Investment Officer) et CEO qui prennent à leur charge le dialogue sur les questions touchant au développement durable. Pour les asset managers, les propriétaires d’actifs et les sociétés, l’accent a basculé de la communication et de la transparence vers l’intégration du thème durable dans la stratégie globale d’entreprise.

Les entreprises qui sont au cœur du problème font, par définition, partie de la solution. Les entreprises actives dans des secteurs plongés dans la problématique du développement durable sont souvent particulièrement susceptibles d’engager le dialogue. Certaines de nos initiatives les plus réussies ont suivi une approche individuelle et collective d’engagement des entreprises énergétiques.

Plus tôt cette année, nous avons publié notre rapport PRI sur notre approche durable. Nous avons accompli beaucoup de choses en 2017, comme l’illustrent les 500 pages de notre rapport : nous avons couvert 2424 entreprises, nous en avons interviewé ou rencontré 210 sur les questions ESG et interagi avec 480, tout en restant impliqués dans 46 initiatives distinctes ! Ces chiffres sont certes impressionnants mais cachent parfois plus que ce qu’ils ne révèlent. En effet, il est difficile de voir l’énorme travail derrière ces statistiques ou la détermination avec laquelle nous faisons la différence.

A titre d’illustration, quelques exemples pour démontrer que les efforts fournis donnent des résultats tangibles :

Une de ces initiatives, qui associe engagement individuel et collectif, a débouché sur le dépôt conjoint d’une demande à l’assemblée générale des actionnaires d’Exxon Mobil de fournir des informations plus détaillées sur cinq questions liées au changement climatique. Cette résolution a été acceptée : elle accroît la transparence et permet d’orienter la réponse d’Exxon Mobil à l’enjeu du changement climatique.

Parmi les autres exemples d’engagement concluant, citons notre dialogue privé avec les géants de l’alimentation Danone et Group Bimbo, que nous avons aidés à améliorer la valeur nutritionnelle des produits. Ces exemples montrent comment chez BNPP AM, nous « contribuons à un monde meilleur pour les générations futures ». Cet objectif exige que nous travaillions tous ensemble comme une seule entreprise. Il reste encore beaucoup de pain sur la planche pour mener à bien ce projet ambitieux. Cet engagement fera encore couler beaucoup d’encre. Affaire à suivre…


 

Les titres ci-dessus sont mentionnés à titre d’information uniquement et ne doivent pas être considérés comme une recommandation d’investissement.

Guy Williams

Head of Macro Research, Investment Process and Risk

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