Réparer les systèmes d’adduction d’eau obsolètes

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Le 25 septembre 2015, 193 dirigeants mondiaux se sont engagés, lors de l’Assemblée Générale de l’ONU (organisation des nations unies), à garantir d’ici 2030 un « accès universel et équitable à l’eau potable, à un coût abordable ». Or, les derniers travaux, datés du mois de Juillet 2017, de l’Organisation mondiale de la Santé montrent que cet objectif sera difficilement réalisable puisqu’aujourd’hui « 844 millions de personnes ne disposent toujours pas des services de base pour une alimentation fiable en eau potable ».

La question du stress hydrique semblait, jusqu’à récemment, concerner majoritairement les pays pauvres ou en développement (voir graphique 1) ; venant confirmer les craintes suscitées par la sécheresse dramatique des années 2010-2015 en Californie, les mesures de restriction qui ont été prises en France dans le courant de l’été 2017 montrent que les pays développés ne sont pas épargnés. Nicolas Hulot, ministre de l’écologie, l’a reconnu dans l’un de ses derniers discours.

Graphique 1 : Stress hydrique dans le monde

réparerSource : Eau Poitou Charente, données au septembre 2017

Le problème est particulièrement sensible dans les grandes villes. Par exemple, Rome, autrefois appelée la « Reine des eaux », a souffert au cours de l’été 2017 d’une des plus importantes crises hydriques de son histoire. La sécheresse exceptionnelle qui a frappé tout le pourtour méditerranéen a été exacerbée par la piètre qualité des infrastructures d’adduction d’eau. Selon l’association de consommateurs Codacons, leur taux de fuite est de l’ordre de 45%; en comparaison, celui de Paris n’est que de 10.4%.

Des solutions technologiques existent pour détecter et colmater les fuites. Par exemple, des capteurs connectés placés dans les canalisations à différents endroits permettent de déterminer à distance l’emplacement et la nature de ces fuites.

A l’échelle mondiale, selon les estimations de la Banque Mondiale, les travaux de rénovation des infrastructures existantes s’élèveraient à 114 milliards de dollars par an, hors coûts de fonctionnement et d’entretien d’usage.  A un moment où l’eau va devenir rare et chère, ce montant de dépenses est amené à croître fortement dans les quinze, vingt prochaines années. Les entreprises du secteur sauront tirer profit de ce courant d’investissements exceptionnel.

Les spécialistes des fonds environnementaux de BNP Paribas Asset Management surveillent donc attentivement les différentes évolutions du secteur pour être en mesure d’investir dans les entreprises innovantes qui apportent des solutions.


Rédigé le 24/10/2017

Alexandre Jeanblanc

Investment Specialist, SRI

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