Les dernières mesures de relance de la Chine traduisent une approche modérée

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Les dernières mesures de la Chine pour remédier au ralentissement de sa croissance traduisent une approche modérée, très éloignée des vastes plans de relance auparavant financés par la dette. Les émissions supplémentaires d’obligations d’État locales pourraient tirer les taux vers le haut, mais seraient compensées par l’afflux supplémentaires de capitaux des investisseurs.


Interrogé sur les dernières mesures du gouvernement chinois pour remédier au ralentissement de l’économie, Jean-Charles Sambor, responsable adjoint de l’équipe Dette émergente de BNP Paribas Asset Management, a déclaré lors d’une récente interview sur CNBC que ces actions reflétaient une approche « très modérée » de la relance, très différente des vastes plans financés par la dette observés lors des précédents replis économiques.

Le rapport annuel de travail du gouvernement prévoit notamment des réductions d’impôts et des contributions à la sécurité sociale, ainsi qu’une augmentation de 7,5 % des dépenses d’infrastructure. Plus surprenant encore, le quota d’émissions d’obligations par les gouvernements locaux serait relevé pour atteindre près de 60 %.

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Selon Jean-Charles, la Chine n’appliquera pas « l’ancienne politique, qui consistait à investir (massivement) dans les infrastructures », s’opposant ainsi aux attentes du marché qui tablaient sur un nouveau vaste plan de relance budgétaire et monétaire. Ainsi, l’accent est plutôt mis sur « l’endettement au niveau des autorités locales ».

Si cette approche plus modérée ne fonctionne malgré tout pas, il sera toujours possible d’adopter un plan de relance plus agressif, « qui risquerait d’avoir un impact budgétaire nettement plus important ».

Une base d’investisseurs obligataires plus large et plus diversifiée

L’augmentation du volume d’émissions d’obligations d’État locales risque de tirer les taux vers le haut, mais cet effet pourrait être compensé par un afflux de capitaux plus important vers les marchés locaux.

Elle pourrait aussi inciter les investisseurs étrangers à davantage investir dans la dette chinoise vu que la Chine est à présent inclue dans un plus grand nombre d’indices obligataires mondiaux. Les titres de la banque centrale chinoise et du gouvernement libellés en yuans intégreront d’ailleurs l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate pendant une période de 20 mois à compter du mois d’avril. Jean-Charles estime que cette intégration attirera des capitaux à hauteur de 200-250 milliards d’USD vers la région.

Il prévoit une base d’investisseurs domestiques et étrangers plus large et plus diversifiée en obligations chinoises. « À long terme, les perspectives sont assez bonnes » conclut-il à la fin de la vidéo.


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