Chine : un pas de plus dans le processus de libéralisation financière

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En juin, la Chine a franchi une nouvelle étape dans la libéralisation de ses marchés financiers. Les programmes Shanghai-London Stock Connect et China-Japan ETF Connectivity ont été lancés les 17 et 25 juin, respectivement. Le premier dispositif permet aux entreprises du Royaume-Uni et de Chine continentale de se faire coter sur leurs marchés réciproques et à leurs investisseurs d’échanger ces actions étrangères sous forme de certificats de dépôt. Le second programme permet aux investisseurs chinois et japonais d’investir sur leurs marchés réciproques via des ETF cotés localement.


Programme China-Japan ETF Connectivity

Les ETF eastbound (canal est) sont créés par des sociétés de gestion chinoises et suivent les indices boursiers japonais. Ils sont cotés à la Bourse de Shanghai. Les ETF westbound (canal ouest) sont conçus par des gestionnaires d’actifs japonais et suivent les indices des actions A chinoises. Ils sont cotés à Tokyo. Huit ETF ont été lancés, dont quatre à Shanghai et quatre à Tokyo.

Programme Shanghai-London Stock Connect

Dans le cadre de ce nouveau programme, certaines entreprises cotées à la Bourse de Shanghai pourront émettre des certificats de dépôt (représentatifs de la propriété de leurs actions sous-jacentes) sur le marché londonien, tandis que les sociétés éligibles cotées à la Bourse de Londres seront habilitées à en faire de même sur la place de Shanghai. Les investisseurs peuvent acheter ces certificats pour acquérir une exposition à des sociétés cotées sur d’autres marchés. Les entreprises peuvent les vendre pour diversifier leurs sources de financement.

Les sociétés britanniques cotées pourront émettre des certificats de dépôt chinois (CDR, Chinese Depositary Receipt) à Shanghai, mais, ce qui peut légèrement prêter à confusion, les entreprises chinoises cotées émettront pour leur part des « certificats de dépôt mondiaux » (GDR, Global Depositary Receipt) à Londres. En dépit de leur dénomination différente, ces instruments sont en fait analogues.

Grâce au Shanghai-London Stock Connect, les investisseurs résidents de Chine continentale pourront pour la première fois négocier des valeurs mobilières de sociétés étrangères sur leurs propres marchés. Plus internationalisée, la Bourse de Londres propose déjà aux investisseurs des dizaines de GDR émanant de plusieurs pays.

Deux principales voies d’accès aux marchés des actions de Chine continentale pour les investisseurs étrangers

En Chine, ces produits sont lancés dans le cadre des programmes réservés aux investisseurs institutionnels nationaux qualifiés (QDII, Qualified Domestic Institutional Investor), aux investisseurs institutionnels étrangers qualifiés (QFII, Qualified Foreign Institutional Investor) et aux investisseurs institutionnels étrangers qualifiés en RMB (RQFII, Renminbi Qualified Foreign Institutional Investor).

Pour rappel, il existe deux principales manières pour les investisseurs étrangers d’investir sur les marchés boursiers de Chine continentale :

(i) au travers des programmes QFII et RQFII, lancés en 2002 et en 2011, respectivement ; ou

(ii) par le biais des plateformes de connexion boursière Shanghai-Hong Kong Stock Connect et Shenzhen-Hong Kong Stock Connect, qui ont été lancées en 2014 et en 2016, respectivement.

Un petit pas de plus vers la libéralisation des marchés financiers de la Chine

Les deux nouveaux programmes lancés en juin représentent une nouvelle étape, quoique modeste, dans l’ouverture progressive du compte de capital de la Chine via l’établissement d’une connexion entre ses marchés financiers et le reste du monde (avec le Royaume-Uni et le Japon dans le cas de ces nouveaux dispositifs).

À ce stade, ils ne devraient pas être perçus comme des programmes changeant la donne. Leur importance initiale est essentiellement symbolique, mais ils s’inscrivent dans le cadre des efforts engagés par la Chine pour libéraliser et ouvrir ses marchés financiers.

Des mécanismes comparables peuvent être reproduits entre la Chine et d’autres grands centres financiers, ainsi que pour les produits obligataires et d’autres instruments financiers, si des occasions se présentent avec d’autres pays.


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La valeur des investissements et les revenus qu’ils génèrent peuvent enregistrer des hausses comme des baisses et il se peut que les investisseurs ne récupèrent pas leur investissement initial.

Investir dans les marchés émergents ou dans des segments de marché spécialisés ou restreints peut présenter une volatilité supérieure à la moyenne en raison de la forte concentration de leurs positions, d’un degré d’incertitude plus élevé reflétant le manque d’informations disponibles, de leur liquidité plus faible ou de leur sensibilité plus grande à l’évolution du contexte de marché (social, politique et économique).

Certains marchés émergents offrent moins de sécurité que la plupart des marchés développés internationaux. Par conséquent, les services de transaction, de liquidation et de conservation du portefeuille utilisés pour le compte de fonds investis dans les marchés émergents peuvent comporter un risque plus élevé.

Chi Lo

Senior Economist for China

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