Graphique de la semaine : les mauvaises nouvelles s’accumulent pour le commerce international

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Le commerce international est à son plus bas depuis 2010 et la croissance a toutes les chances de décevoir dans les mois à venir, surtout si les tensions commerciales déjà exacerbées ne sont pas résolues ou si la politique macro-économique n’est pas revue pour s’adapter au ralentissement de la croissance du PIB.

Les autres facteurs qui pèsent sur les perspectives du commerce comprennent la forte baisse de confiance des entreprises et la faiblesse des investissements dans les économies émergentes et développées.


Contraction des volumes d’échange

Les statistiques les plus récentes montrent que les importations mondiales stagnent (à l’exception des États-Unis) et que les exportations sont en légère baisse, une tendance entièrement imputable à la faiblesse observée sur les marchés émergents. Des déceptions supplémentaires semblent probables, sans qu’il s’agisse nécessairement d’une forte baisse.

Si les barrières tarifaires risquent d’accroître le coût des biens intermédiaires et des biens d’équipement importés et le prix des produits finaux pour les consommateurs, elles ont également pour conséquence indirecte une perturbation des chaînes d’approvisionnement transfrontalières qui sont de plus en plus interconnectées.

L’exemple des statistiques commerciales de la Corée du Sud (puces électroniques)

Pour illustrer ce point, les économistes se tournent souvent vers les statistiques commerciales d’un pays comme la Corée du Sud, dont les exportations de semi-conducteurs occupent une place importante dans l’activité technologique mondiale. Le commerce des puces électroniques fait ainsi office de baromètre du secteur mondial des technologies de l’information, et par extension, de l’activité économique de l’Asie tournée vers l’exportation.

Il convient de noter qu’en dollars, la Corée du Sud représente environ 50 % des exportations asiatiques de puces électroniques. Sachant que les puces électroniques représentent 20 % du total de ses exportations, l’économie sud-coréenne apparaît particulièrement exposée aux fluctuations de la demande.

Cependant, même si les maillons de la chaîne de valeur qui la relient aux États-Unis et à la Chine risquent de souffrir du conflit commercial sino-américain, le pays pourrait également bénéficier d’une réorientation des échanges commerciaux. Que nous apprennent par conséquent les derniers chiffres en provenance de la Corée du Sud ?

Graphique : la baisse des exportations de la Corée du Sud reflète une baisse de la demande dans l’économie mondiale (statistiques d’exportation de la Corée du Sud du janvier 2016 à juin 2019)

Graphique de la semaine : les mauvaises nouvelles s’accumulent pour le commerce international

Source :BNP Paribas Asset Management/Bloomberg au 23/06/19

Un rebond bien incertain pour le second semestre

Les exportations sud-coréennes de semi-conducteurs se sont remises de leur passage à vide en mai pour montrer des signes de stabilisation en juin. Les dernières mesures commerciales semblent toutefois avoir jeté une ombre sur la possibilité d’un rebond au second semestre. En dehors des composantes volatiles telles que les exportations de semi-conducteurs, les statistiques récentes des exportations de base du pays apparaissent en déclin.

Au vu des statistiques d’exportation vers la Chine, il y a peu d’indications que l’assouplissement monétaire chinois ait un effet quelconque sur la demande. Les exportateurs n’ont plus qu’à espérer des baisses de taux aux États-Unis pour que le commerce international retrouve un nouveau souffle.


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Marina Chernyak

Emerging Markets Economist

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