Graphique de la semaine – Les vents resteront-ils favorables ?

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Maintenant que les cours excluent visiblement d’autres hausses de taux par la Réserve fédérale américaine, voire même le début du cycle de durcissement de la BCE, et ont intégré un ralentissement général de la croissance économique, les investisseurs pourraient supposer que les actions disposent d’un potentiel d’appréciation supplémentaire qui prolongerait ainsi le rebond qui a suivi la correction de fin 2018.

  • La reprise fait suite à l’une des plus fortes corrections
  • Le ratio cours/bénéfices de l’indice S&P 500 atteint pour l’instant 16,3x et se rapproche de sa moyenne historique
  • Le ratio C/B de la Chine atteint tout juste 11x, signe d’une possible appréciation et d’une opportunité

Outre les facteurs favorables mentionnés plus haut, l’espoir que les négociations sino-américaines en cours puissent aboutir à un accord commercial a donné un coup de pouce supplémentaire aux marchés.

Notre graphique de la semaine montre que la reprise de ces dernières semaines est en réalité la deuxième meilleure de ces 45 dernières années.

Solides corrections et rebonds du S&P 500

(l’année dans légende indique le creux du marché)

Données au 22 février 2019; indice recalculé en base 100 au creux respectif du marché; source: Bloomberg, BNP Paribas Asset Management

Cependant, la performance passée ne préjuge pas des performances futures. Si un accord commercial devait être conclu, il se peut que les cours l’aient déjà entièrement anticipé, ce qui inciterait les marchés à marquer une pause, voire à subir une correction selon le proverbe « vendre la nouvelle ».

Autre facteur de prudence : le manque de catalyseurs de gains supplémentaires. Ni la croissance économique, ni la croissance bénéficiaire ne s’accélèrent. En effet, alors que les bénéfices des entreprises pour le premier trimestre 2019 sont en recul par rapport à la même période en 2018, il semble probable qu’ils entrent en récession, même si les prévisions indiquent aussi une reprise d’ici le quatrième trimestre 2019. Sur la base des prévisions actuelles, cette reprise ne parviendra à ramener les taux de croissance bénéficiaire qu’au même niveau qu’au 4e trimestre 2018.

D’un point de vue historique, et si l’on examine les reprises dans les 12 mois qui ont suivi les creux de marché (100 dans le graphique ci-dessus), nous pouvons constater que les marchés ont gagné entre 10 % et 30 % sur cette période. Cette fois, nous prévoyons un gain dans le bas de cette fourchette sur la même période.


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Daniel Morris

Senior investment strategist, CFA charterholder

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